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1) Combien d'année dois-je
attendre pour récolter les premières noix ?
2) Doit-on tailler les
arbres à noix ?
3) Comment garder les
semences de noix l’hiver et faire des semis ?
1) Combien d'année dois-je
attendre pour récolter les premières noix ?
Comme il y a beaucoup de
facteurs qui déterminent cela on ne peut donner des dates précises mais des
indications.
Pour les noisetiers, sauf
celui de Byzance (C. colurna), dans des bonnes conditions de culture, vers l'âge
de 5 ans ils ont en général 1,25 m et des bourgeons à fleurs mâles
apparaissent. À cet âge, mais rarement avant, ils produiront que quelques
fruits mais la quantité augmentera significativement par la suite.
Les noyers, châtaigniers, caryers et pins à noix, dans
l'ordre demandent plus de temps encore. Avec les semis de noyers et
châtaigniers, le plus tôt est environ 8 ans mais en moyenne 10 à 15 ans est une
moyenne si les conditions de culture sont optimales ( climat et sol surtout).
Encore une fois se sera que quelques noix. Au début, il fait encourager la
croissance vigoureuse qui va à l'encombre de la production de bourgeons à fleurs
sur les rameaux. Par la suite, des rameaux plus courts susceptibles de produire
des bourgeons à fleurs. Les arbres greffés prendront moins de temps bien sûr, ce
qui peut signifier la moitié de ce temps. Les caryers suivent la même règle mais
prennent plus de temps à cause de leur croissance plus lente soit alors 5 ans de
plus. Les pins de Corée et de Sibérie demandent autant de temps sinon plus
encore, ce qui peut signifier 20 ans d'attente. Enfin les hêtres sont réputés
pour mettre à fruits tard également soit plus de 20 ans.
Avec les nombreuses espèces
et variétés de chênes , certains chênes à gros fruits (Q. macrocarpa) et
chênes pédonculés (Q. robur) arrivent à produire à bas âge comme 5 ou 8
ans ! Mais ce sont des cas spectaculaires et en général il faut attendre 15 ans
au moins et plus encore pour le chêne blanc (Q. alba).
Les informations présentes
ici sont valables en fonction des zones climatiques 4 et 5 dans des conditions
de culture «normales» C'est-à-dire les sols et milieux en relations avec les
exigences des espèces cultivées.
2)
Doit-on tailler les
arbres à noix ?
Une taille de formation en
premier et de suivie est préconisée pour cultiver des arbres avec des
charpentes équilibrées et les aider à mettre à fruit au plus tôt.
La plupart des noisetiers en
buisson produisent après 5 ans trop de tiges (drageons) . IL faut commencer à
éliminer une quantité de tiges chez les variétés qui en produisent trop
(fréquent avec les hybrides des americana x ). Laisser au moins 5 ou 6
tiges les plus âgées. Ce nombre doublera lorsque les noisetiers auront 10 ans.
Par la suite, les veilles tiges sont éliminées si elles montrent du
dépérissement ou si elles sont atteintes de la brûlure du noisetier (Cryptosrella
anomala ) . Photo 1
Les noyers, châtaigniers
seront suivis rigoureusement les 5 premières années et plus au besoins. À un
moindre degré, les caryers et chênes auront besoins de tailles puisque leur axe
central se forme plus naturellement. Un seul axe principal est gardé en
éliminant les doubles fourches et branches trop vigoureuses. Lorsque ces arbres
atteignent 2 m, quelques branches latérales sont gardées si elles sont de
vigueur inférieure à l'axe principal. À l'occasion, avec les noyers âgés de
croissance rapide, il faut tailler quelques branches trop longues qui ont
atteint des proportions exagérées. Cette taille peut se faire en pleine été. À
noter que les jeunes arbres à noix introduits dans les milieux plus froids
produisent des bourgeons terminaux fragiles aux froids. Lorsque ces derniers
gèlent, des bourgeons latéraux prennent la relève formant trop de branches à bas
âge ce qui suscite une taille de correction par la suite.
3) Comment garder les
semences de noix l’hiver et faire des semis ?
Les noix fraîchement récoltées peuvent ou non être
nettoyées des brous selon que vous désirez les semer à l’automne ou au
printemps. Misent en terre l’automne, le brou se ramolli sans nuire ni «
étouffer » la noix. Toutefois, certaines larves d’insectes se retrouvent
dans les brous, comme la mouche du noyer (Rhagoletis suavis) et
viennent peupler le nouveau lieu. Les semis d’automne seront soumis aux
fluctuations climatiques de l’hiver et doivent être protégés contre les
rongeurs. Un paillis d’écorce de bois par exemple qui recouvre un grillage
quadrillé plastifié (½ x½ ) au dessus des noix les aideront. Le grillage est
gardé un an avec les noyers et deux ans avec les autres espèces. Au
printemps le paillis sera aéré pour laisser la chaleur et l’oxygène
pénétrer. Plusieurs personnes utilisent diverses méthodes qui se résument à
bien conserver les semences l’hiver. Cela signifie : qu’elles ne doivent pas
trop sécher (les garder dans un endroit frais et dans des sacs dans une
chambre froide ou enterrer à 30 cm). Elles ne doivent pas pourrir (asphyxie)
et doivent subir une stratification d’au moins trois mois pour la plupart.
Les noix dites « dures » des noisetiers, caryers et noyers cendré, buartnut,
de Mandchourie, du Japon et noir, résistent bien au gel (moins de 0° C) et
semblent l’apprécier dans une certaine mesure car elles ouvrent plus
facilement au printemps. Les noix du noyer des Carpates et les châtaignes
ont une coquille mince et les gels sévères doivent être évités. De plus,
elles n’ont pas besoins d’une stratification au froid si ce n’est qu’il faut
les garder au frais (1-4°C) pour qu’elles restent viables et éviter
qu’elles germent trop tôt avant le printemps. Plusieurs grossistes de
semences laissent sécher quelque peu les noix de ces deux dernières espèces
de même que les glands des chênes à glands doux pour une meilleure dormance
durant la longue période d’hiver. Dans ce cas, il est préférable de les
laisser tremper 24 heures dans l’eau avant de les semer pour un meilleur
résultat. Les noix des pins pignons (de Corée, Sibérie) et les noix de
Ginkgo (Gingko biloba) ont besoins d’être maintenues durant 2 mois à
20°C (avec faible taux d’humidité pour éviter les moisissures) avant d’être
garder au froid (1-4°C) le reste de l’hiver.
Au printemps
Lorsque la chaleur se manifeste en avril,
nul besoin de précipiter le semis d'arbres puisque c’est en mai que la terre se
réchauffe de même que les nuits. En cette période, il vaut mieux bien protéger
les semences (noix) des rongeurs vagabonds et affamés de toutes sortes qui, même
après la germination, déterreront les petits semis fragiles. Pour une bonne
levé, les noix sont légèrement enterrées avec du paillis qui garde à la fois
l’humidité et l’aération tout en permettant la chaleur de pénétrer. Les boites,
bandes de semis temporaires sont localisées le plus possible à la mi-ombre et
bien irriguées la première année. Avec cette méthode, on peut distancer les
semences entre-elles deux fois leurs grosseurs ex : noyer 5 cm entre les noix,
caryer 3 cm entre et noisettes 2 cm. Il est plus facile d’entretenir une
quantité de semis (jusqu’à 3 ans) de cette façon avant de les déraciner. En
groupe, ces semis pousseront plus vites par compétition et se déracineront
facilement très bien si la largeur des sillons n’excèdent pas 30 cm. Le moment
de germination, qui doit le moins possible excéder la mi-juin, est très délicat,
la chaleur combinée à l’humidité doivent être maintenues le plus également
possible. Pour aider cela, un effet de serre doit être créé au début de la levé
des semis. C’est l’humidité de la surface du sol qui doit être encouragée et
non le sol qui en demande un peu. Dans ces conditions de culture, les semis
auront environ 15 cm en juin. Les noyers les plus vigoureux auront 60 cm à la
fin de l’été. À partir d’août, l’irrigation se fait modérément pour encourager
le durcissement du bois et non la croissance.
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